16/05/2013

Le projet de mosquée bloqué

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Les riverains de la chaussée de Zellik ne veulent pas d’une mosquée chez eux. Le projet est au point mort.

Y aura-t-il oui ou non une mosquée au rez-de-chaussée du 29 de la chaussée de Zellik, à l’emplacement de l’ancienne brasserie ? Impossible pour l’instant de répondre avec certitude à cette question. Le projet est actuellement bloqué.

Revenons au début de l’histoire pour comprendre. Depuis 30 ans, il existe une mosquée à Berchem-Sainte-Agathe, sur la chaussée de Gand. Située un peu plus bas au départ, elle est maintenant localisée depuis 15 ans au numéro 1244. Cependant, elle est devenue trop petite pour accueillir tous les fidèles. “Certains prient même dehors”, précise le bourgmestre, Joël Riguelle.

Sur fonds propres, l’association qui gère la mosquée a donc décidé d’acquérir de nouveaux locaux. Après quelques recherches, le choix s’est porté sur ce bâtiment de la chaussée de Zellik, qui pourrait accueillir 300 personnes. “Ce qui nous paraissait un bon emplacement, car le quartier n’est pas trop densément peuplé”, ajoute le bourgmestre. La commune a donc donné son accord et délivré les permis nécessaires.

Mais voilà, si le quartier n’est pas très peuplé, les quelques riverains qui vivent aux étages du bâtiment ne voient pas du tout d’un bon œil l’arrivée d’une mosquée. Plusieurs d’entre eux ont donc introduit un recours devant le Conseil d’État. Par ailleurs, le rez-de-chaussée fait partie d’une copropriété. Il faut donc l’accord des autres propriétaires pour un changement d’utilisation du lieu. Or, ceux-ci ne sont pas décidés à le donner. “Franchement, qui voudrait voir débarquer 300 personnes chez lui ?”, nous lance une habitante.

Une autre, qui préfère rester anonyme, accepte d’en dire plus. “Quand nous avons acheté notre bien, il y avait une entreprise de titre-services au rez-de-chaussée. On nous avait dit qu’il pourrait y avoir des bureaux ici, mais sûrement pas un lieu de culte. Ce n’est pas le fait que ce soit une mosquée qui me dérange. Nous voulons juste vivre dans le calme”, raconte-t-elle. “Et puis, où se gareraient-ils ?”

Concernant le parking, Joël Riguelle avance la solution de la collaboration public-privé. “On aurait pu trouver une solution. Nous l’avons fait dans le passé avec Volvo, qui avait mis à disposition ses parkings lors de la fête de l’Aïd, par exemple.”

Extrait du site www.dhnet.be (16/05/2013)

15:37 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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