23/01/2010

Les Belges fous des bons de réduction

réduction

Les Belges sont tombés dedans quand ils étaient petits. Les points Artis Historia, les timbres Valois... On ne se refait pas. C'est cette culture du découpage le long des pointillés qui explique, partiellement, le record de cette année : selon l'organe de contrôle des bons de réduction dans le Benelux, HighCo Data (anciennement Promocontrol), les Belges ont découpé 153 millions de bons de réduction en 2009, soit 8 % de plus qu'en 2008. « C'est la plus forte croissance depuis 2006 », observe Willem Stox, directeur commercial de HighCo Data.

 

1. Bon vivant et économe « Il y a cette culture du bon de réduction. Et puis, le Belge est un bon vivant. Il aime acheter des produits de qualité. Il est attiré par les marques. Mais il est aussi très sensible aux promotions. Par ailleurs, sans pour autant être radin, il épargne aussi beaucoup. Et pas seulement sous forme d'argent. Le coupon de réduction est une forme d'épargne », poursuit Willem Stox.

 

2. De vraies économies ? Selon HighCoData, les bons de réduction consommés en 2009 représentent une économie de 123 millions € (contre 101 millions en 2008). Soit une économie de 80 centimes de valeur faciale par coupon (au lieu de 71 centimes en 2008). « Sur un ticket de caisse de 200 €, on a très vite de 10 à 18 € de réduction avec les coupons. » 3. La crise Elle joue un rôle, bien entendu. En 2008, les fabricants ont lancé 26 600 actions de couponing.

 

En 2009, ils ont été un peu plus timorés : seulement 23 000 actions autour des bons de réduction. Pourtant, le consommateur belge en a consommé davantage. « Donc, la crise influence, oui, sans doute ... » en déduit Willem Stox.

 

4. Qui « couponne » ? On pourrait penser que les plus bas revenus sont les spécialistes du couponing. Raté. Les vrais amateurs, ce sont les familles dont le salaire est aligné ou supérieur à la moyenne.

 

5. Influence Les bons de réduction font-ils consommer plus ? Les promotions de type « quatre pots de choco dont un gratuit » ne sont pas intégrées aux statistiques. « Mais il ne faut pas se le cacher : via les bons de réduction, les fabricants cherchent évidemment à avoir une plus haute rotation de leurs produits et une augmentation de leur part de marché ». Le bon influence le choix. Mais pas la quantité de produits achetés, selon HighCo Data.

 

6. De plus en plus à la maison. Habituellement, la décision d'utiliser un bon de réduction est prise dans le magasin (80 %), devant le rayon. « On le voit par les coupons qui nous reviennent : ce sont surtout ceux qui sont collés sur le produit », justifie Willem Stox. « Mais cette année, les bons découpés à la maison et rangés dans le portefeuille sont passés de 20 à 25 %. Cette différence de 5 % représente de 7 à 8 millions de coupons en plus. » Donc, le consommateur prend de plus en plus sa décision à la maison. C'est pour ça que les entreprises envoient de plus en plus de courriers contenant les bons à découper. C'est aussi pour ça que cette technique marketing, facile, pas chère et aux effets immédiats, n'est pas près de s'arrêter.

20:46 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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