01/11/2009

Sensibiliser au niveau sonore trop élevé dans les écoles

école

Un projet pilote de l'IBGE en Région de Bruxelles-Capitale révèle un manque d'isolation acoustique dans les écoles de la Communauté française. Or, le bruit génère du stress, de la fatigue et agit sur les capacités d'apprentissage et la santé des élèves.


L'Institut Bruxellois pour la Gestion de l'Environnement a effectué un audit acoustique dans six écoles de la Région de Bruxelles-Capitale. "Le bruit doit être considéré comme une pollution à part entière", selon Marie-Françoise Ducarme, de l'IBGE.


Le bruit agit en effet directement sur le stress, la fatigue et l'audition des élèves. Des migraines peuvent apparaître chez l'enfant, ainsi que des troubles de l'apprentissage, des comportements agressifs ou d'isolation sociale. Le stress prolongé et la fatigue occasionnent, entre autres, un affaiblissement des défenses immunitaires et encouragent l'apparition de maladies cardiovasculaires.


Dans une classe normale, on mesure généralement le niveau sonore à 55 décibels, alors que 33 dB ne devraient pas être dépassés, selon l'IBGE. Dans une cantine, au moment du repas, le son peut grimper jusqu'à 90 décibels.


"Les bâtiments sont en général pensés pour faciliter l'hygiène. L'emploi du béton, du carrelage et du verre engendre malheureusement une pollution sonore supplémentaire à cause de la réverbération", poursuit Mme Ducarme. L'IBGE veut inciter la Communauté française à mettre la dimension acoustique dans son cahier des charges, estimant que les normes sont actuellement trop basses.

15:33 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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