29.05.2009
Pourquoi les femmes ont moins de votes de préférence que les hommes

Malgré plusieurs mesures afin d'attirer les femmes en politique, elles obtiennent encore systématiquement moins de voix que les hommes lors des élections. Les femmes sont en effet moins bien placées sur les listes, consacrent moins d'argent à leur campagne et reçoivent moins d'attention de la part des médias, montre une enquête de la KU Leuven et la Haute Ecole de Gand.
Lors des élections fédérales de 2003, les femmes ont obtenu moins de 39% des votes de préférence, alors qu'elles représentaient près de la moitié des candidats.
Trois points cruciaux
Bram Wauters de la Haute Ecole de Gand et Karolien Weekers et Bart Maddens de la KU Leuven ont étudié les facteurs possibles qui expliquent ce faible nombre de votes pour les femmes. Une analyse statistique a révélé trois facteurs importants pour remporter un succès personnel aux élections: "Ceux qui ont une bonne place sur la liste, qui investissent beaucoup dans leur campagne et apparaissent beaucoup dans les médias obtiennent beaucoup de voix", explique Bram Wauters. Et les femmes sont désavantagées à ces trois niveaux.
Question de confiance en sa campagne
En 2003, seuls 27% des têtes de listes étaient des femmes. Les autres places importantes étaient également moins souvent accordées à une femme. Elles consacrent par ailleurs moins d'argent pour leur campagne que leurs collègues masculins: en 2003, pour une femme, cela représentant environ 0,46 centime d'euro par électeur, contre 0,87 centime pour un homme. Le montant qu'une personne peut dépenser est en partie déterminé par sa place sur la liste mais une enquête à l'étranger avait aussi montré que les femmes croient moins dans leurs propres chances de succès et ne veulent donc pas y consacrer trop d'argent.
Impact des médias
En ce qui concerne l'attention médiatique, les candidats masculins étaient en moyenne cités dans 29 articles de journaux lors de la campagne électorale de 2003, contre 11 citations pour une femme.
Les chercheurs insistent sur le fait qu'il ne faut donc pas seulement des quotas mais aussi une bonne interprétation des partis et des médias pour contribuer au succès des femmes en politique.
23:16 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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