23/05/2009

40.000 personnes ont quitté Bruxelles en 10 ans

périphérie

La périphérie flamande de la capitale continue à subir une importante migration de familles provenant de Bruxelles. C'est surtout le cas de familles jeunes avec des enfants en bas âge, et de ressortissants non-Belges, ressort-il d'un récent rapport.

 

Ce rapport a été rédigé par le service d'études du gouvernement flamand et présenté vendredi par les autorités régionales flamandes. En périphérie, il y a aussi de nombreux départs de familles naissantes vers d'autres communes de Wallonie ou de Flandre.

 

Entre 1997 et 2006, quelque 40.000 personnes ont quitté Bruxelles pour s'installer en périphérie. De leur côté, les communes de la proche banlieue de Bruxelles ont perdu quelque 28.000 personnes parties s'installer ailleurs en Flandre ou en Wallonie.

 

Selon ce rapport, les 19 communes flamandes limitrophes de celles de la Région-capitale ont une population toujours plus internationale.

 

Des 12.000 nouveaux habitants qu'elles ont enregistrés entre 1997 et 2006, plus de 11.000 ont une nationalité étrangère. Les trois-quarts de ces ressortissants étrangers ont vécu à Bruxelles auparavant. Trois de ces nouveaux habitants non-belges sur quatre proviennent de pays de l'Union européenne des 27.

 

Cet accroissement porte à 11% la proportion de population de nationalité étrangère, ce qui correspond au double de la moyenne observée en Région flamande.

 

Dans le même temps, on a observé au cours de la même période un exode de quelque 28.000 personnes vers d'autres communes de Flandre (près de 17.000) et de Wallonie (un peu plus de 11.000), de nationalité belge à plus de 90%.

 

Le transfert de population dite bruxelloise vers la périphérie flamande est surtout observé au sein des jeunes familles avec enfant(s). Globalement le terrain à bâtir est presque deux fois plus cher qu'ailleurs en Flandre et les maisons coûtent en moyenne 30pc plus chers que la moyenne en Région flamande.

 

A défaut de recensement linguistique, concède le rapport, il est difficile de tirer des conclusions sur l'emploi des langues. Mais selon des chiffres de Kind & Gezin, le pendant flamand de l'Office de la naissance et de l'enfance (ONE), seules 4 jeunes familles sur dix parlent le néerlandais à la maison.

 

Trente-quatre pc de ces familles sont francophones. Dans les communes à facilités, le nombre d'élèves inscrits dans l'enseignement maternel et primaire néerlandophone augmente d'année en année.

 

Dans les écoles francophones de ces communes, on observe le phénomène inverse.

Le département de l'enseignement de la Communauté flamande estime que 65% des enfants de la périphérie parle en néerlandais à domicile.

 

La "task force" mise en place en 2005 pour évaluer les efforts du gouvernement flamand pour renforcer le caractère flamand de la périphérie a pour sa part dressé un bilan positif des actions entreprises dans ce contexte.

20:13 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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