09/04/2009

Joëlle Milquet propose des mesures pour le chômage économique des employés

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La ministre de l'Emploi Joëlle Milquet déposera pour le premier Conseil des ministres après les vacances de Pâques des mesures pour l'emploi complémentaires au plan de relance, en ce compris une mesure temporaire et exceptionnelle relative au chômage économique des employés.


Elle propose notamment que les entreprises puissent recourir exceptionnellement et pour une durée déterminée et limitée soit au choix, soit de manière graduelle à trois nouvelles mesures spécifiques de crise: la réduction du temps de travail de crise, le crédit-temps de crise ou le chômage économique de crise basé le cas échéant sur la notion de force majeure.


Dans un communiqué, Joëlle Milquet rappelle qu'elle a déposé au gouvernement, il y a trois semaines déjà, une note d'orientation comprenant différentes pistes de propositions pour protéger l'emploi.


Ces pistes comprennent notamment des mesures relatives au chômage économique des employés ainsi que des mesures équivalentes.


"Ces mesures auraient dû être discutées, et le cas échéant adoptées en cas d'accord du Groupe des dix sur ce thème avant Pâques, ce qui hélas fût rendu impossible vu l'échec regrettable des négociations", note la ministre, qui annonce qu'elle déposera le lundi de la rentrée une deuxième série de mesures concrètes pour protéger l'emploi, sous la forme selon les cas de projets de loi, d'arrêtés royaux ou de circulaires. Il appartiendra dès lors au prochain Conseil des ministres ou au Conseil suivant de se prononcer à ce sujet.


Le but des mesures est notamment de sauvegarder au maximum les emplois et de réduire autant que possible les licenciements. Il faut, en effet, tout mettre en œuvre pour éviter les licenciements et l'entrée dans le chômage structurel en permettant notamment aux entreprises de pouvoir recourir à certaines mesures nouvelles souples visant à la fois à sauvegarder les emplois dans l'entreprise, notamment en vue de la sortie de crise en leur permettant de diminuer le temps de prestations et les coûts y afférents, tout en assurant la compensation financière pour les travailleurs, rappelle encore Joëlle Milquet.


Sur cette base, les entreprises pourraient, dans le cadre de conditions à fixer, recourir exceptionnellement et pour une durée déterminée et limitée soit au choix, soit de manière graduelle à trois nouvelles mesures spécifiques de crise: la réduction du temps de travail de crise; le crédit-temps de crise, le chômage économique de crise basé le cas échéant sur la notion de force majeure.


La ministre de l'Emploi ajoute qu'elle organisera des concertations informelles sur ces différents points, dès la semaine prochaine, notamment avec les partenaires sociaux. Elle demande à tous, responsables politiques ou autres, de pouvoir avancer sans tabou idéologique et avec avant tout le sens de l'intérêt général. Pour Joëlle Milquet, il convient, en effet, de tout faire pour diminuer l'entrée dans le chômage structurel des travailleurs quels qu'ils soient.

17:57 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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