03/04/2009

Près de 5% des travailleurs belges sous le seuil de pauvreté

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Avoir un emploi n'est pas une garantie contre la pauvreté, selon les derniers chiffres sur la pauvreté en Belgique. Près de 5% des travailleurs belges vivent sous le seuil de pauvreté, écrivent vendredi plusieurs journaux. Chez les travailleurs à temps partiel ce chiffre est même passé en un an de temps de 3,7 à 7,6%.

 

" Working poor "

Bien que ces chiffres ne se basent que sur un échantillon relativement petit, le Secrétaire d'Etat à la lutte contre la pauvreté Jean-Marc Delizée s'inquiète de nombre croissant de "working poor" (travailleurs pauvres). Il reste persuadé qu'avoir un emploi est la meilleure arme contre la pauvreté, mais il faut que ce soit un emploi de qualité.


Et pour celui ou celle qui travaille à temps partiel, l'emploi est moins que jamais considéré comme une "garantie absolue" de ne pas tomber dans la pauvreté ou d'en sortir. Certains d'entre eux gagnent à peine 600 euros par mois, soit moins que le "seuil de pauvreté", qui est de 878 euros par mois pour un isolé. Les emplois à temps partiels sont également aussi souvent limités dans le temps.

 

Triste baromètre

Et les derniers chiffres du baromètre de la pauvreté, pour l'année 2007, ne sont pas vraiment encourageants, indique M. Delizée. Ainsi, en 2007 le taux de pauvreté s'est établit à 15,2%, contre 14,7% en 2006. Environ 1,5 million de Belges se retrouvent donc en état de précarité. Les groupes à risque sont connus: les femmes, les familles monoparentales et les chômeurs.


Le taux de pauvreté atteignait 18% en Wallonie contre 11% en Flandre. Cela s'explique par un taux d'emploi inférieur (57% contre 66%), plus de locataires (33% contre 18%), une population plus âgée et un niveau de scolarité moindre.

15:35 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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