10/02/2009

Chômage et avenir de la Belgique préoccupent le consommateur

Belgique

Près d'un consommateur sur deux se dit préoccupé par le chômage, l'éclatement de la Belgique et la baisse du pouvoir d'achat, révèle lundi un sondage effectué par le Centre de recherche et d'information des organisations de consommateurs (CRIOC).


Sur les 775 personnes interrogées par le CRIOC, près de la moitié (48%) considèrent le chômage comme une préoccupation principale. Ils sont 45% à également considérer l'éclatement de la Belgique comme souci majeur alors que la pauvreté et la baisse du pouvoir d'achat inquiètent 42% des sondés.


Par rapport à l'année passée, la montée du chômage, l'éclatement de la Belgique et l'insécurité suscitent une inquiétude plus importante que par le passé, indique le Centre. Environ un consommateur sur trois déclare avoir, au cours des six derniers mois, diminué ses dépenses dans de nombreux domaines: sorties au resto, loisirs, voyages, voiture, électroménager, habillement, télécom et gaz-électricité-eau.


Moins d'alcool et de tabac

En revanche, ils ne sont que 13% à avoir réduit leurs dépenses en matière de soins de santé, 17% à avoir réduit leurs dépenses alimentaires et 19% à avoir diminué leurs budgets consacrés au tabac et à l'alcool. Les Wallons déclarent avoir plus souvent limité leurs dépenses dans de nombreux postes de leur budget que les Bruxellois et les néerlandophones, explique le CRIOC.


Plus d'un consommateur sur deux déclare avoir réalisé des économies d'énergie à domicile comme diminuer le chauffage, éteindre les lampes, utiliser des lampes économiques ou isoler. Quasi un consommateur sur deux a modifié ses comportements d'achat alimentaire notamment en recherchant les promotions.


La Flandre moins touchée

Tous les consommateurs ne sont pas égaux devant la crise, analyse le CRIOC, de par les revenus d'une part mais également en fonction de la Région de résidence. "En Flandre, la baisse du pouvoir d'achat semble moins affecter la population qu'en Wallonie et à Bruxelles. Un taux de chômage différent par Région peut sans doute expliquer cette perception", avance le Centre.

14:39 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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