04.11.2007
Joëlle Milquet croit en l'Orange bleue
La présidente du cdH, Joëlle Milquet, s'est déclarée samedi optimiste sur les chances de conclure dans les prochaines semaines les négociations pour la formation d'une coalition gouvernementale orange bleue, tout en prévenant les partis flamands qu'un vote en commission de la Chambre sur la scission de l'arrondissement de Bruxelles-Hal-Vilvorde entraînerait la fin des discussions.
"Notre envie est évidemment d'aboutir (...) On parvient à obtenir des avancées ou rééquilibrer des textes pour des projets de société harmonieux. Mais il reste trois grands arbitrages: budgétaires, les derniers sur l'institutionnel, certains étant réglés et les derniers socio-économiques", a-t-elle affirmé dans une interview publiée par le journal 'Le Soir'.
D'un point de vue institutionnel, il "reste la problématique de Bruxelles-Hal-Vilvorde (BHV), les derniers arbitrages institutionnels purs, la réforme du Sénat, deux ou trois points du menu communautaire de la législature", ajoute Madame Milquet en faisant le point des négociations à l'issue de 148 jours de crise gouvernementale.
Interrogée sur la semaine "cruciale" qui s'annonce - avec la réunion prévue le mercredi 7 d'une commission de l'intérieur de la Chambre, au cours de laquelle les partis flamands pourraient voter la scission pure et simple de BHV -, la présidente du cdH affirme ne pas penser que ça va se régler en une semaine, soulignant qu'"idéalement ce sujet doit être traité avec l'ensemble des francophones". "Donc aussi avec le PS et Ecolo", a-t-elle dit, se déclarant prête à jouer un rôle de médiatrice avec ces deux partis pour créer un cadre de discussion plus large.
"Et les francophones considéreraient tout vote sur BHV comme une déclaration d'hostilité et de non-volonté d'aboutir à une solution acceptable", a ajouté Mme Milquet, prévenant que le parti humaniste quitterait alors la table des négociations. "C'est ce que tous les partis francophones ont toujours dit", a-t-elle rappelé à l'adresse des négociateurs flamands.
La présidente du cdH s'est enfin dite prête à faire preuve de la "même fermeté" qu'au mois d'août - quand les négociations avaient été suspendues en raison de profonds désaccords - si les négociateurs flamands présentaient "de nouvelles exigences, de nouvelles radicalisations". "On n'hésitera pas à le refaire si la raison quitte la table des négociations", a-t-elle averti.
18:05 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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