29.10.2007
Coupures de gaz : la législation protège les Bruxellois
Les coupures brutales d'approvisionnement des ménages en gaz et en électricité qui pourraient se produire en Flandre et en Wallonie, à l'entame de l'hiver, ne peuvent survenir à Bruxelles, en raison d'une législation qui protège les publics aux revenus faibles, a rappelé vendredi la ministre bruxelloise de l'Energie Evelyne Huytebroeck.
Des chiffres circulent actuellement en Flandre et en Wallonie sur le nombre de clients qui, à l'entame de l'hiver, risquent de se voir privés de gaz et d'électricité en raison de difficultés de paiement. En Wallonie, le Réseau pour l'accès durable à l'énergie (Rwadé) parlait jeudi dans la presse de 30 000 coupures potentielles de gaz avant le 15 novembre, un chiffre que le ministre wallon de l'Energie a démenti, parlant pour sa part de 5 000 à 10 000 coupures. En Flandre, on parlerait de plus de 90 000 ruptures de contrats.
Se voulant rassurante pour les habitants de la capitale, la ministre bruxelloise en charge de l'Energie, Evelyne Huytebroeck, a souligné qu'en cas de non-paiement de bonne foi, le fournisseur devait attendre une décision du juge de paix avant de pouvoir résilier le contrat qui le lie à un client en défaut de paiement. Durant toute cette procédure, un limiteur de 6 ampères est placé chez le consommateur.
Si le contrat est résilié par le juge de paix, ce dernier ou le CPAS peuvent imposer une fourniture temporaire en période hivernale (qui débute dès octobre). Selon la ministre, ces dispositions n'ont pas découragé les fournisseurs de gaz et d'électricité qui sont maintenant au nombre de quatre en Région bruxelloise.
Par ailleurs, à partir du mois de janvier prochain, un centre d'information sur le gaz et l'électricité informera le public sur l'accès à l'énergie et à son utilisation rationnelle. Le service, bilingue et gratuit, assurera un accompagnement personnalisé et individualisé, qu'il s'agisse d'une aide pour des démarches administratives, d'information sur les prix, etc. Il fonctionnera de manière décentralisée, en allant à la rencontre des gens dans les maisons de quartier ou encore les permanences syndicales.
Extrait du Journal LA LIBRE BELGIQUE du 29/10/2007
20:29 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
Facebook |


Les commentaires sont fermés.