23.10.2007

Les dépenses électorales à la loupe

euros7Si les candidats aux élections fédérales du 10 juin dernier ont tout mis en oeuvre pour se faire élire, leurs dépenses ne sont cependant pas illimitées. Et, de surcroît, elles sont scrupuleusement analysées pour rester dans les limites prescrites par la loi du 4 juillet 1989. Le Centre d'étude de la vie politique (Cevipol) vient de boucler l'analyse de ces dépenses, parti par parti et candidat par candidat. Au total, cela représente 1.672 candidats, 990 au nord du pays et 682 côté francophone. Chaque candidat est tenu de rendre une déclaration de dépenses électorales, mais cela n'a pas empêché 126 candidats francophones de bouder l'obligation. Il s'agit essentiellement de candidats du Front national, formation au sein de laquelle seuls 24 candidats sur les 145 en lice ont rempli leur déclaration. Trois candidats du PS, un du CDH et un du MR ont également jugé bon de ne pas se conformer à la loi.

 

La loi fixe à un million d'euros le maximum pouvant être dépensé par les partis au cours de la campagne. Du côté francophone, le CDH est le parti qui a le plus dépensé, avec un montant flirtant avec le million autorisé (987.913,17 €). Suivent, le PS (962.310,78 €) et le MR (957.767,53 €). Ecolo disposait de moyens nettement plus restreints, avec quelque 632.707,51 € dépensés tandis que le FN se situait carrément sous la barre du demi-million (424.271,34 €). Si le Verts ont dépensé si peu, une ébauche d'explication est à chercher dans la déroute connue en 2003, ce qui avait drastiquement diminué son financement public. Mais le parti s'est également astreint, depuis sa création, à limiter au maximum ses dépenses de publicité et de propagande.

 

Cependant, les moyens dégagés par le parti pour la campagne collective ne sont pas les seuls moyens engagés dans ces élections. Il faut aussi y ajouter les montants investis par les candidats eux-mêmes, ceux-ci étant limités à 5.000 euros par candidat effectif à la chambre des représentants et 2.500 e par suppléant. Pour le Sénat, les plafonds sont respectivement de 10.000 et 5.000 euros. Au-delà de cette règle générale, les candidats placés en haut de liste à concurrence du nombre de mandats obtenus par la liste dans la circonscription au scrutin précédent peuvent déplacer ce plafond. Ils ont le droit de dépenser au maximum 8.700 € majorés de 0,035 € par électeur inscrit dans la circonscription lors du scrutin précédent.

 

Au final, compte tenu des dépenses personnelles, c'est le MR qui a engagé le plus de fonds dans la campagne, avec un total de 2.498.336,46 €, juste devant le PS (2.436.734,98 €). Les Verts se distinguent à nouveau, avec 5.446,06 € de dépenses des candidats à peine.

20:15 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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