24.07.2007

Première journée de travail pour les négociateurs de la future orange bleue

negociations

Les négociateurs de la future orange bleue ont décidé de confier à un groupe de travail les estimations pour le budget 2007 et 2008 mais aussi sur les perspectives budgétaires pour l'ensemble de la législature. Ils ont par ailleurs commencé à examiner la note et à faire les remarques sur les différents chapitres. Enfin, il a été convenu qu'en ce qui concerne le communautaire où les points de vue sont diamétralement opposés entre francophones et flamands, le formateur poursuivra des contacts bilatéraux.

 

Les négociateurs de la future orange bleue se sont quittés avant 17 heures 30 mardi après une première journée de travail sur la base de la note du formateur Yves Leterme. Une partie de la journée à été consacrée à l'épure budgétaire à propos de laquelle se posent quelques problèmes dès 2007. Plusieurs mesures du gouvernement violet n'ont pas encore été concrétisées et le CD&V/N-VA tout comme le cdH sont opposés à leur exécution. Il s'agit d'une nouvelle série de ventes de bâtiments ainsi que de la reprise de fonds de pensions. Sans ces mesures, le budget 2007 affichera un déficit de 0,2pc du PIB alors que le plan de stabilité prévoit un surplus de 0,3pc. Si ces mesures étaient exécutées, le budget afficherait un surplus de 0,1pc.

 

Le ministre des Finances, Didier Reynders, s'est engagé à fournir une série de données pour étoffer la discussion du groupe de travail. Il soulignait d'ailleurs dès mardi soir que les recettes étaient bonnes. Leur croissance est supérieure à la croissance économique, a-t-il précisé. M. Reynders s'est aussi dit satisfait parce que les négociateurs avaient enfin commencé à travailler sérieusement sur le contenu de la note, réaffirmant qu'elle devra être profondément revue et restructurée. Selon lui, sur beaucoup de thèmes, il devrait être possible de rapprocher les points de vue même si cela demandera beaucoup de travail.

 

La présidente du cdH Joëlle Milquet a pour sa part parlé d'une situation où elle se retrouve entre d'un côté ceux qui n'ont à la bouche que les mots régionalisations, entités fédérées, régions.... et de l'autre ceux qui n'ont à la bouche que le mot compétitivité et entreprises. "Pour nous, ce sont aussi les gens qui sont importants, l'ensemble, le social et l'environnemental", a-t-elle ajouté. Madame Milquet souligne qu'il existe un clivage institutionnel manifeste entre les flamands et les francophones. "Nous n'avons pas la même conception du rôle de l'Etat fédéral et de son avenir. Pour nous l'Etat fédéral n'est pas un outil accessoire aux entités fédérées", a-t-elle encore dit. Et d'ajouter que son parti "campe avec fermeté sur sa position".

 

Sur l'institutionnel, elle a encore souligné que la majorité orange bleue ne disposera pas de la majorité des 2/3 et qu'il n'y a donc pas de raison de discuter en vue d'un accord sur des matières comme les transferts de compétences. Par ailleurs, elle constate aussi un clivage idéologique avec l'Open Vld "qui n'a que les mots compétitivité et entreprises à la bouche".

 

Tant le président du MR que la présidence du cdH soulignent que l'ambiance avait été détendue à midi lorsque les négociateurs ont déjeuné ensemble. Le repas était fourni par les services des Affaires étrangères à la grande satisfaction des négociateurs, M. Leterme ayant la réputation de ne pas gâter ses interlocuteurs, se limitant souvent à servir des pizzas et sandwichs. Chacun insistait toutefois que cela ne signifie pas qu'il n'y a pas beaucoup de travail à faire. "Cela prendra du temps pour aboutir, si cela aboutit", a encore lancé Joëlle Milquet.

20:48 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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