12.05.2007

Al Gore dresse un tableau apocalyptique du climat

Al Gore

L'ancien vice-président américain Al Gore a dressé vendredi à Buenos Aires un tableau apocalyptique de la planète face aux conséquences du réchauffement climatique tout en soulignant qu'il n'était pas trop tard pour en venir à bout, à condition de faire preuve de volonté politique.

Le réchauffement climatique est "la crise la plus dangereuse à laquelle nous devons faire face en tant que civilisation", a déclaré d'emblée M. Gore devant un parterre d'hommes politiques et d'hommes d'affaire, réunis dans le cadre de la 1ère Conférence américaine sur les bio-carburants. Avec force exemples et images chocs de fonte des glaciers ou de banquise, l'ancien vice-président et candidat malheureux à la présidence en 2000, a fait la démonstration de la réalité du réchauffement climatique, sur lequel il y a, dit-il, consensus total parmi les scientifiques, soulignant avec force l'urgence morale à le combattre.

Problème moral
"Le réchauffement climatique n'est pas un problème politique, c'est un problème moral, un problème de survie", a-t-il martelé. Les conséquences sont déjà visibles et mesurables par tous, a-t-il expliqué. 2005 a été l'année la plus chaude jamais enregistrée sur la planète. La glace des pôles est en train de fondre avec pour conséquence à venir une hausse du niveau des mers. Or, si ce niveau augmente d'un seul mètre, la planète comptera 100 millions de réfugiés en plus; avec six mètres, ils seront 400 millions, a assuré M. Gore.

"Il n'est pas trop tard"
Cette fonte des glaces est déjà une réalité, a souligné l'ancien vice-président en montrant des images de plusieurs glaciers réduits en moins d'un siècle à la portion congrue, voire ayant totalement disparu. L'immense banquise Larsen B située sur la péninsule antarctique a disparu en 35 jours quand le monde scientifique pensait qu'elle tiendrait au moins un siècle, a encore dit M. Gore. "Allons nous dire à nos enfants que nous étions trop occupés pour faire attention" à ce problème, a-t-il demandé. "Il n'est pas trop tard" pour en venir à bout, soulignant à cet égard qu'il n'y avait aucune incompatibilité entre l'économie et la défense de l'environnement.

Inverser la tendance
Tous les moyens sont à notre disposition pour inverser la tendance, à l'exception de la volonté politique, a-t-il souligné. "Si nous permettons que tout cela se produise, ce sera alors la décision la plus immorale et contre l'éthique jamais prise dans l'histoire de l'humanité", a conclu M. Gore
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22:51 Écrit par Marc Vande Weyer Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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