06.05.2007
Nicolas Sarkozy élu Président de la France

Le candidat UMP Nicolas Sarkozy a été élu dimanche président de
Grand favori
M. Sarkozy, 52 ans, grand favori des sondages, menait dans les enquêtes d'opinion depuis son entrée officielle en campagne en janvier dernier. Le 22 avril, il avait réalisé avec 31% le meilleur score d'un candidat de droite au premier tour depuis plus de 30 ans (1974). Il avait alors devancé de plus de 5 points sa rivale socialiste, qui à 53 ans, échoue à devenir la première femme chef d'Etat de France. Les Français se sont passionnés pour cette élection, qui marquait l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle génération, comme en témoigne la participation, qui pourrait atteindre un niveau record autour de 84% à 85,5% (83,77% au premier tour). Le résultat sans appel donne au président de l'UMP un mandat clair pour appliquer son programme.
"On a gagné"
"Ce sera une victoire très puissante, fondée sur le conservatisme et une promesse implicite de protection", estimait avant l'annonce le politologue Dominique Reynié. Dès 18h00, deux heures avant l'annonce officielle des premiers résultats, des cris de "on a gagné" avaient éclaté salle Gaveau, où l'UMP organisait sa soirée électorale. Et dès la fin de l'après-midi, des ouvriers dressaient place de
Le 16
M. Sarkozy
Violences
Il a également martelé tout au long de sa campagne des thématiques de droite traditionnelles, sécurité et immigration notamment, captant dès le premier tour une bonne partie de l'électorat de Jean-Marie Le Pen (FN), qui a perdu un million de voix par rapport au premier tour de 2002, soit 20% de ses électeurs. Un positionnement qui a fait de lui le candidat de la d roite de gouvernement "le plus à droite depuis l'origine de
Electeurs de Bayrou
Mais le "tout sauf Sarkozy" a visiblement échoué, en dépit de l'appel à barrer la route au candidat UMP lancé par tous les petits candidats de gauche (10% à eux tous le 22 avril). La candidate socialiste, confrontée à un total des voix de gauche historiquement bas de 36% le 22 avril, avait tenté dans l'entre-deux-tours une ouverture au centre, tentant de séduire les 6,8 millions d'électeurs de François Bayrou. Le leader centriste avait annoncé qu'il ne voterait pas à titre personnel Sarkozy, mais la majorité des députés UDF ont rallié le candidat UMP.
Lourde défaite
"L'ouverture" de Mme Royal ne lui aura donc pas suffi à refaire son retard. Elle pourrait obtenir un score comparable à celui de Lionel Jospin en 1995 (47,36%). Cette lourde défaite devrait ouvrir une crise au PS, certains observateurs n'hésitant pas à prédire un éclatement entre partisans d'une ligne "de gauche" et d'un aggiornamento social-démocrate. Tous les partis vont désormais se tourner vers les législatives des 10 et 17 juin. M. Sarkozy et l'UMP voudront y confirmer leur position majoritaire. Le PS y jouera son avenir immédiat et ses orientations futures. M. Bayrou, qui veut lancer un nouveau parti, la viabilité de son option centriste.
20:58 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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