17.02.2007
La fin des écoles «ghettos» ?
Le 8 février dernier,
Le nouveau texte de loi crée deux grands changements pour la rentrée scolaire de septembre 2008. D’abord, les directeurs d’école ne pourront plus agir comme ils le veulent au moment d’inscrire des élèves au début du secondaire. Une date sera fixée pour le début des inscriptions. Et lorsque l’école aura son nombre maximum d’élèves, les inscriptions seront terminées. L’école créera alors une liste d’attente pour les élèves qui arrivent après la clôture des inscriptions. Si une place se libère, le premier élève de la liste peut alors être inscrit dans l’école. Les jeunes ainsi «repêchés» devront l’être dans l’ordre de leur inscription sur la liste d’attente. Plus question donc, de refuser certains élèves à cause de leurs mauvais résultats, de leur milieu social ou de leur origine, comme c’est parfois le cas dans certaines écoles. Plus question non plus de faire passer certains élèves avant d’autres.
Deuxièmement, de la maternelle à la fin de la deuxième secondaire, les élèves ne pourront plus changer d’école qu’en fin de cycle. C'est-à-dire après 2 ans. Il ne sera donc plus possible pour une école de se débarrasser des élèves les plus difficiles ou qui sont en échec. De la même manière, les parents ne pourront plus changer, chaque année, leur enfant d’école. Changer souvent d’école n’est pas nécessairement positif pour l’élève. Il doit, chaque fois, s’adapter à une nouvelle école. Certaines exceptions seront possibles: par exemple, si les parents déménagent.
Eviter les écoles ghettos
C’est Marie Arena, la ministre socialiste de l’enseignement en Communauté française, qui a proposé ces changements. Ils s’inscrivent dans le fameux Contrat pour l’école, qui vise à améliorer l’enseignement. Le Contrat pour l’école veut éviter ce que l’on appelle les écoles « ghettos.» Autrement dit des écoles avec un seul type d’élèves: une école avec des très bons élèves et une école avec des très mauvais élèves, une école pour un milieu social favorisé et une école pour les pauvres. En d’autres mots, le décret veut développer la mixité sociale dans chaque école. Les responsables de l’enseignement et les différents partis politiques sont généralement pour cette grande idée. Mais certains pensent que le nouveau décret n’est pas le meilleur moyen pour y arriver. C’est l’avis des partis de l’opposition: Ecolo et le MR.
Les contre
Quels sont les arguments des partis de l’opposition? Certains disent que, seules, quelques écoles choisissent vraiment leurs élèves et en refusent d’autres. Mais les nouvelles règles sont pour toutes les écoles. D’autres avancent également que ces règles ne respectent pas la liberté des parents. En effet, les parents n’auront plus le choix de changer leur enfant d’école chaque fin d’année scolaire. Enfin, d’autres encore pensent qu’un règlement ne suffit pas à développer la mixité sociale. Pour qu’une école soit dynamique et accueillante pour tous les élèves, il faut une équipe pédagogique motivée. Des écoles avec les moyens humains et matériels nécessaires pour travailler correctement. Il faudrait donc bien plus qu’un nouveau règlement pour éviter les écoles « ghettos » et réduire les inégalités sociales dans l’enseignement. On pense notamment à de nouveaux moyens financiers pour aider certaines écoles…
22:25 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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