22.12.2006

Eviter qu'une erreur ne profite au Belang

CPAS4Sombre semaine pour la démocratie berchemoise... Depuis l'élection, lundi lors du conseil communal, d'un représentant du Vlaams Belang au conseil de l'action sociale, nombre d'élus ont du mal à trouver le sommeil. En cause : une erreur d'attention d'un conseiller de l'opposition socialiste. « Nous sommes quatre nouveaux élus. J'avoue que, malgré les explications reçues, je n'avais pas parfaitement compris moi-même, concède Marc Ghilbert, chef de file. L'un des nôtres a été victime de stress et on ne peut l'en accabler. Maintenant, nous recevons des courriers anonymes et nous sommes la risée de tous... »

 

Le système est complexe. Chacun des 27 conseillers communaux dispose de six voix qu'il doit attribuer aux candidats CPAS. Tous les groupes peuvent en présenter et il faut au moins 12 voix pour être retenu. Dès qu'un groupe a deux élus au conseil communal, il peut donc espérer élire un des siens au CPAS. S'il y a des ex aequo, ce sont les conseillers sortants qui ont la priorité. Bref, complexe.

 

Lundi, les deux conseillers communaux VB ont mis leurs 12 voix en commun pour élire leur candidat. Mais dans les rangs PS, les 24 voix des 4 conseillers communaux se sont transformées, par une erreur de manipulation, à 23 voix et 1 bulletin blanc. Le deuxième candidat n'a obtenu que 11 voix au lieu de 12 et a dû s'effacer derrière le VB.

 

«  C'était pourtant un conseiller sortant qui aurait eu, à voix égales, la priorité sur le VB », regrette le bourgmestre Joël Riguelle, qui a demandé aux juristes du groupe CDH, à la Région, de plancher sur une simplification de la procédure de vote, à appliquer dans six ans.

 

Cela aurait aussi pu être évité si les partis démocratiques s'étaient mieux concertés, dit-il. « Il aurait fallu un accord dans l'opposition. Berch'M n'a qu'un conseiller communal mais il a présenté un candidat. Il aurait mieux valu répartir ces 6 voix sur les autres candidats. » L'élu de la liste Berch'M, Marc Hermans, ajoute : « Toutes les formations ont voulu jouer serré. Personne ne nous a sollicités pour avoir nos voix pour faire barrage au VB. »

 

Ce vote servira de leçon. Joël Riguelle se veut toutefois rassurant : « Le conseiller VB aura accès aux dossiers dont le CPAS s'occupe - de wet is de wet - mais à rien d'autre. Et je resterai attentif afin que les infos reçues ne soient pas utilisées à des fins de propagande nauséabonde. »

 

Extrait du Journal LE SOIR du 22/12/2006

21:06 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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