22.11.2006
Quand Saint-Luc épouse Albert Laurent
Sur l'échiquier hospitalier, les couples se font et se défont. Hier, on annonçait la redynamisation de l'Hôpital français, allié à Erasme. Aujourd'hui, un autre mariage est officialisé : celui des Cliniques universitaires Saint-Luc et du centre hospitalier de revalidation Albert Laurent (CHAL), situé à Berchem. Le CPAS berchemois ne pouvait en effet plus assumer seul l'institution, qui devenait une charge lourde pour cette commune sous plan d'assainissement des finances. « Mais nous ne voulions pas non plus voir disparaître cet hôpital qui s'inscrit dans le futur des soins de santé vu le vieillissement de la population », insiste le bourgmestre, Joël Riguelle.
Un appel à l'aide a donc été lancé. Seul Saint-Luc y a finalement répondu et un partenariat privé-public unique en Région bruxelloise est né des négociations. La nouvelle institution gardera son caractère public bicommunautaire. Mais le conseil d'administration sera réparti comme suit : 50 % et la présidence pour Saint-Luc, et 50 % partagés entre commune et CPAS. Saint-Luc apportera un capital de 750.000 euros et interviendra, en cas de déficit, à raison de 250.000 euros par an, avec un plafond de un million. « Cela va nous permettre de rénover cet hôpital trentenaire », se réjouit le bourgmestre.
Mais Saint-Luc, qui dispose déjà d'un autre centre de moyen séjour, l'institut Albert I er et Reine Elisabeth, trouve aussi son compte dans le deal. « Nous sommes obligés de refuser une personne sur deux à l'institut Albert Ier !, explique Guy Durant, administrateur général. Dans les hôpitaux aigus, la durée du séjour diminue. Mais certains patients, quand ils sortent, ont encore besoins de soins avant de retourner au home ou chez eux... »
Au-delà de ces avantages réciproques, certains voient toutefois en ce mariage l'envie de l'hôpital woluwéen de mettre un pied confessionnel au nord de la capitale, près d'Erasme. « Nous n'avons pas de volonté expansionniste », rétorque Guy Durant...
Le mariage, confessionnel ou pas, apportera en tout cas un bol d'air aux finances communales... Et garantira un avenir serein pour cette structure qui emploie 170 personnes et enregistre entre 850 et 950 admissions par an, dont 15 % de Berchemois.
Extrait du Journal LE SOIR du 22/11/2006
17:15 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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