24.09.2006

Le voile n'est pas interdit, dit Charles Piqué

Dimanche, dans un communiqué, le ministre-président bruxellois parle d'une "confusion": le port du voile n'a jamais été interdit, dit-il, ni pour les citoyens, ni pour les assesseurs. Ses instructions étaient un simple rappel du principe général de neutralité, à apprécier par les chefs de bureau.

 

Dans son communiqué, Charles Picqué explique que les instructions transmises aux présidents des bureaux de vote en vue des élections du 8 octobre en Région bruxelloise précisent que pour garantir la liberté de l'électeur, "la manifestation extérieure de toute forme d'expression politique, philosophique ou religieuse est interdite pour les membres des bureaux électoraux". Manifestement, l'information a été mal interprétée. "Dans aucune des instructions, le voile n'a été interdit, que ce soit évidemment pour les citoyens qui viennent voter ou pour les assesseurs", a expliqué M. Picqué.

 

Le passage incriminé vise en fait la "manifestation de signes ostentatoires destinés à influencer l'attitude et éventuellement le choix des électeurs, soit volontairement pour susciter une adhésion idéologique, soit involontairement par des signes considérés comme provocation".

 

Le président de bureau reste libre d'apprécier la situation, précise le ministre-président, mais une tradition culturelle, dès lors qu'elle ne verse pas dans l'excès, ne pourrait s'apparenter à un motif suffisant pour écarter un assesseur.

 

M. Picqué fait également remarquer que la liberté religieuse est garantie dans la Constitution. Il y voit là un motif qui permettrait d'échapper à des sanctions si un président du bureau écartait un assesseur qui manifesterait ostensiblement ses convictions.

 

Extrait du Site Internet – LE SOIR en ligne du 24/09/2006

22:40 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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