27.04.2006

L'écharpe des échevins pas en jaune et bleu

Les goûts et les couleurs des écharpes des échevins bruxellois se discuteront à la rigueur ce vendredi en séance du parlement régional. Sans virer pour autant au jaune et bleu, couleur de la Région.

 

Recalé. Le souhait du député bourgmestre de Schaerbeek, Bernard Clerfayt restera lettre morte. Faut dire que l’homme, épaulé pour l’occasion par les députées Françoise Schepmans et Isabelle Molenberg, s’était mis en tête de s’attaquer à une institution : les couleurs de l’écharpe des échevins.

 

Une révolution en soi, censée épouser l’évolution institutionnelle du pays. Et surtout mettre fin à une confusion fâcheuse aux yeux de l’élu : il se fait que les échevins bruxellois portent en écharpe les couleurs noir et jaune héritées du duché de Brabant mais devenues les couleurs de la Flandre dans la Belgique fédéralisée.

 

Gênant ? Faut croire : « Il est de plus en plus mal compris que les échevins de la Région bruxelloise se portent une écharpe aux couleurs d’une autre région, la Flandre, alors que la toute grande majorité de ces échevins ne sont pas flamands mais bien francophones : sur les 145 échevins que comptent les 19 communes bruxelloises, 135 sont francophones alors que seulement 10 sont néerlandophones » argumentent les signataires de la proposition d’ordonnance.

 

Solution : adopter le jaune et le bleu, couleurs de la Région bruxelloise.

 

Et tant qu’à faire, de suggérer aussi d’adopter le port de l’écharpe maïorale et scabinale eu goût du jour. Et à la féminisation de la vie politique, locale notamment. A bas l’écharpe nouée au tour de la taille, « manière typiquement masculine ». Va pour le port « à la française », en bandoulière, de l’épaule gauche à la main droite. Façon jugée plus pratique et plus élégante.

 

La proposition a fait long feu en commission, sur l’air : « Franchement, faut-il perdre son temps à discuter de ce genre de broutilles » ? Un même sort le texte, ce vendredi en plénière.

 

Extrait du Journal LA CAPITALE du 27/04/2006.

23:01 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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