20.04.2006

Insécurité, l'affaire de tous !

La Fondation Roi Baudouin a fait pendant plus d’un an une enquête auprès de nombreuses personnes. Les chercheurs ont interrogé des femmes, des hommes, des personnes âgées, des jeunes, des immigrés, etc. Dans toutes sortes de villes et de quartiers. Souvent, on parle de l’insécurité en chiffres: nombre de vols, d’agressions, etc. Mais l’insécurité est avant tout un sentiment, une émotion. On se sent en insécurité. Ce sentiment peut fort varier d’une personne à l’autre, ou d’un moment à l’autre. Au lieu de se contenter des chiffres de la police, la Fondation a été à la rencontre des gens, qui ont pu s’exprimer en toute liberté.

 

Un sentiment

Il existe plusieurs niveaux au sentiment d’insécurité. On peut se sentir en insécurité à cause de différents évènements de la vie: les faits-divers habituellement racontés dans les journaux comme les agressions, les vols, etc. Mais il existe bien d’autres événements insécurisants: les rackets à l’école, la circulation routière parfois agressive, la violence dans les stades de foot. Se faire frapper par son conjoint, perdre son emploi, ne plus avoir un sou en poche pour manger ou se laver dans un bain public, être enfermé dans un centre de détention pour réfugiés politiques, sont aussi des circonstances insécurisantes. La Fondation insiste sur le fait que ce sentiment doit être pris au sérieux car il crée un réel mal-être.

 

On remarque que plus les personnes vivent dans la précarité ou l’isolement, plus leur cadre de vie est laid, plus ce sentiment est fort. Ainsi, on se sentira plus vite en insécurité si on est sans emploi, si on est seul, si on est âgé, si on vit dans des quartiers défavorisés. On remarque également que pour s’en protéger, les personnes s’isolent encore plus et essayent d’éviter les événements sources d’insécurité. C’est une boucle sans fin qu’il faut combattre d’urgence. En s’isolant, les différentes catégories de personnes n’apprennent pas à se connaître. Et on sait qu’on a souvent peur de ce qu’on ne connaît pas.

 

Solutions ?

La Fondation Roi Baudouin propose plusieurs pistes pour combattre ce problème.

D’une part, elle demande aux autorités de s’occuper des causes objectives comme la criminalité, les infractions diverses. Elle lance aussi un appel aux associations et aux communes pour qu’elles inventent des projets qui aident à diminuer ce sentiment. L’idée est d’aider les gens à mieux se connaître et à se rapprocher. Aider les jeunes et les personnes plus âgées ou les gens d’origine différente à se rencontrer. Elle incite aussi chacun d’entre nous à adopter un comportement plus respectueux des autres. La sécurité, c’est bien l’affaire de tous.

18:36 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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