22.03.2006
3,95% des logements sont vides
A la demande de Françoise Dupuis (PS), secrétaire d'Etat au Logement, le Syndicat national des propriétaires (SNP) a réalisé une enquête auprès de ses membres, soit 9750 propriétaires affiliés, sur la problématique des logements vides en Région de Bruxelles-Capitale.
L'enquête a été menée à la fin du second semestre 2005 et a récolté un taux de réponses de 10,3pc (1012 réponses), ce qui représente 6043 logements.
La clé de répartition entre les statuts des propriétaires et les logements de l'échantillon est assez fiable par rapport à la réalité bruxelloise. Néanmoins, «un grand nombre de propriétaires bailleurs possèdent de 3 à 10 logements en location, ce qui est largement au-delà de la norme à Bruxelles», précise Françoise Dupuis.
Cette enquête conforte néanmoins d'autres études et rapporte que 3,95pc du parc immobilier bruxellois sont des logements vides, soit entre 15000 et 20000.
A noter que 60pc de l'effectif répondant est âgé de plus de 60 ans. Ce qui implique une forte proportion de retraités. Les autres catégories sont des indépendants, des cadres ou des employés.
L'étude relève quatre catégories de causes de l'inoccupation des logements. Ont d'abord été épinglés les problèmes liés aux locataires (difficultés pour trouver un locataire adéquat, impayés et dégâts locatifs).
Viennent ensuite les désagréments liés aux quartiers (insécurité, quartier en déclin, etc.). Ainsi, certains quartiers du centre-ville (abords du canal) seraient moins prisés et donc vides plus fréquemment. De même, certains quartiers ont hérité d'activités économiques industrielles gênantes, comme l'incinérateur de Neder-Over-Hembeek, où les logements sont plus sujets à l'inoccupation.
Les propriétaires sondés ont aussi pointé des problèmes liés aux logements. Ceux-ci se concentrent dans les tissus urbains denses (première couronne) et au sein du Pentagone. Souvent anciens et donc plus abîmés, ces biens sont plus difficiles à remettre sur le marché locatif et restent donc vides plus longtemps.
Enfin, certains problèmes sont liés aux propriétaires. Les immeubles acquis par héritage sont parfois déjà dégradés. Les héritiers n'ayant pas toujours le temps de les entretenir, ces biens restent parfois inoccupés. L'étude indique aussi que 50pc des propriétaires de logements vides sont des retraités, lesquels peuvent parfois difficilement gérer la location de leur patrimoine. Par ailleurs, le facteur «revenus» entre en ligne de compte: plus de la moitié des propriétaires d'immeubles inoccupés gagnent moins de 2000 € par mois et peuvent donc éprouver certaines difficultés pour investir dans la remise à neuf de leur bien.
«Les propriétaires sondés ont aussi mis en avant d'autres raisons interpellantes. Ainsi, 34pc d'entre eux trouvent l'offre trop élevée pour mettre leur bien en location et 19pc estiment qu'acheter un logement est plus abordable que de le louer», souligne Mme Dupuis.
Extrait du Journal
23:29 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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