20.02.2006
Bruxelles aux mille visages
En 15 ans, le visage des communautés étrangères qui composent Bruxelles a pas mal changé. Mais qui sont donc ces étrangers qui ont choisi de vivre dans notre capitale et comment et comment les flux migratoires évoluent-ils ?En décryptant les derniers chiffres fournis par les indicateurs statistiques de la région bruxelloise, on observe des mouvements assez insolites.
Ainsi, en 15 ans, la communauté des Français, qui reste la plus importante à Bruxelles, a augmenté de 50,3 %. Un tiers des Français vivant en Belgique ont opté pour la capitale.
Par contre, les communautés italienne et espagnole ont respectivement diminué de 12,6 % et de 22,5 %. Ceci alors que la population d’origine portugaise augmente de 73,1 %. Comment justifier ces flux ? « Concernant les Français, Kris Kesteloot, de
« La situation des Espagnols est davantage liée à l’évolution naturelle des populations. Avec la libéralisation de la loi sur la naturalisation, les jeunes Italiens d’origine portent la nationalité belge. Les anciens, par contre, disparaissent avec le temps. Chez les portugais, on observe le même phénomène, mais il est contrebalancé par de nouveaux flux migratoires, dans le secteur de la construction. Historiquement, l’immigration portugaise est liée à ce secteur et à Bruxelles, c’est pourquoi 59,5 % des portugais de Belgique vivent dans la capitale. »
Scandinaves et Polonais sont également plus nombreux à rejoindre nos latitudes. En 15 ans, la population danoise a cru de 60,8 %, mais on recense 1.200 % de Finlandais supplémentaires, 276 % d’Autrichiens en plus, ainsi que 593 % de Polonais.
« Ces flux sont liés à l’évolution de l’Union européenne. Il s’agit surtout de gens qui sont ici en représentation officielle ou dans le cadre d’un emploi lié à l’économie. Les relations économiques entre
Extrait du journal
21:40 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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