17.12.2005

Bon anniversaire Bob !

“C’est la fête, Bob conduit”, “On a tous un Bob en soi”, “A la santé de notre Bob”,.... et cette année: “Pas de fête sans Bob”. Le concept du Bob, le conducteur responsable qui ne boit pas et assure à ses amis une bonne  soirée sans pépin, a été lancé par l’Institut Belge pour la Sécurité Routière (IBSR) en 1995. Dix ans après, ses initiateurs s’étonnent de son succès et se réjouissent de le voir adopté par d’autres pays européens. Ces dix dernières années, les campagnes et actions Bob ont joué un rôle majeur en matière de sécurité routière dans notre pays. Non seulement en période de fêtes mais tout au long de l’année. Le caractère positif du message et l’universalité du concept ont permis un changement rapide des mentalités à l’égard de la conduite sous influence. En une décennie, la désapprobation sociale envers les conducteurs qui boivent avant de prendre le  volant a pris beaucoup d’ampleur. Bob a, en outre, un réel impact sur le comportement des automobilistes. D’après les résultats de la précédente campagne, 43% d’entre eux ont déjà été Bob. Ce pourcentage atteint même 64% parmi les conducteurs de moins de 35 ans. La sensibilisation alliée à des contrôles de police accrus concourt à la prise de conscience du plus grand nombre que boire et conduire sont totalement incompatibles.

 

Pourquoi ne pas boire d’alcool avant de conduire?

Même à petite dose, l’alcool a un effet néfaste sur le comportement au volant. - Il ôte les inhibitions et incite de ce fait le conducteur à moins calculer les risques, à être plus audacieux; - Il provoque un rétrécissement du champ de vision. Le conducteur perçoit moins les dangers; - Il augmente le temps de réaction et diminue les réflexes; - Il accroît le risque de somnolence. Beaucoup d’automobilistes se laissent tromper par leurs   impressions. Or, au-delà du seuil légal d’alcoolémie punissable (0,5 mg d’alcool/l de sang ou une concentration d’alcool dans l’haleine de 0,22 mg/l d’air alvéolé expiré), un conducteur court 2,5 fois plus de risques d’être impliqué dans un accident mortel.

 

La limite à ne pas dépasser

Il est particulièrement difficile d’établir une concordance exacte entre le nombre de verres ingurgités et la montée de l’alcoolémie. La quantité de boissons peut varier d’une personne à l’autre en fonction du poids, du rythme auquel elle boit, du type de boisson, de l’absorption préalable ou non d’un repas,... Néanmoins, la moyenne admise est la suivante: un verre donne ENVIRON un taux d’alcool dans le sang de 0,2‰ chez un homme de 75 kg et de 0,3‰ chez une femme de 60 kg. L’alcool présent dans le sang est éliminé à un rythme d’environ 0,15 ‰ par heure, donc plus lentement que l’absorption. En la matière, les palliatifs comme le café ou l’eau sucrée ne sont d’aucun secours. Il est, en somme, pratiquement impossible de déterminer la concentration d’alcool en comptant simplement le nombre de verres absorbés. C’est pourquoi il est préférable de ne pas boire du tout avant de prendre le volant. Si vous souhaitez quand même boire un verre, ne conduisez pas, faites confiance à votre Bob !

Renseignements: site Internet : www.bob.be


10:59 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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