26.10.2005

Pour que vive la démocratie !

Avec 8,7% de l'électorat en Wallonie et 10% à Bruxelles, l'extrême droite a obtenu un score important lors des élections régionales de 2004. Un score que le mouvement associatif et syndical ne voudrait pas voir se répéter l'année prochaine, à l'occasion des élections communales. Quelques 160 organisations non gouvernementales, associations (dont la Ligue des familles), syndicats et centres culturels lancent une campagne de sensibilisation et d'information pour préparer ces élections et agir, autant que possible, sur le potentiel électoral de l'extrême droite.
La mobilisation est partie, il y a un déjà, de la CNAPD (Coordination Nationale d'Action pour la Paix et la Démocratie). L'idée était d'agir " à froid ", d'établir une stratégie et une analyse sur les succès électoraux de du Front National. Notre conviction, explique Yonnic Polet pour le CNAPD, est qu'il faut agir non seulement sur le symptôme (la présence de l'extrême droite dans le champ politique) mais aussi sur les contextes (les crises qui affectent les domaines politiques, économique et social).
 
La campagne " Pour que vive la démocratie " veut à la fois s'attaquer aux partis extrémistes, à leurs structures, leur financement, et en même temps agir sur l'électeur en rencontrant ses doutes, voire sa révolte, face aux conséquences de crises économique et sociale actuelles. Le chômage et la pauvreté se sont installés durablement dans certains quartiers, constate le manifeste du mouvement associatif. Mais le malaise se répand aussi dans les couches les plus aisées. Une frange non négligeable de la population manifeste une veritable méfiance vis-à-vis du monde politique et la complexité du paysage institutionnel belge fait que le citoyen finit par se perdre, constatent les signataires.
 
Ces derniers s'engagent à agir sur leur terrain : l'économique, le social, le culturel, mais aussi l'éducation, les médias. En même temps, les associations et les syndicats lancent un appel pressant aux responsables politiques pour qu'ils appliquent la loi supprimant le financement public des partis racistes et qu'ils adoptent des lois ou des décrets rendant inéligibles les responsables d'organisations condamnés pour racisme. L'appel aux politiques vise aussi le fonctionnement des partis démocratiques. Les responsables politiques, estime le manifeste, doivent renouer le contact avec le citoyen, encourager leur participation dans la gestion de la cité. Ils doivent s'interroger sur leur fonctionnement en tant que parti, trouver des actions novatrices en termes de transparence et d'évalutaion. Et agir vite les communales, c'est presque demain.
 
Martine Vandemeulebroucke
(extrait du jounal LE SOIR du 26/10/05)



23:05 Écrit par Marc Vande Weyer | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  Facebook |

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